Carnet de route du Népal

Principales villes visitées :


Katmandou
Pokhara
Trek Anapurna
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Dimanche 04 novembre 2001

Première journée à Katmandou, la capitale du Népal. Arrivons à la gare routière ou de nombreux rabatteurs attendent les touristes. Certains montent même dans le bus ½ heure avant ! On se croit en Inde …

Nous nous faisons déposer avec quatre autres voyageurs devant le Katmandou Guest House du quartier de Thamel, qui est un point de repère pour les nouveaux arrivants. Trouvons ensuite à pied un hôtel dans une rue calme, le White Lotus Guest House. Thamel semble être un quartier agréable, jeune et vivant. Beaucoup de boutiques, restos, cafés Internet… beaucoup d'occidentaux aussi !!! La carte bleue doit bien chauffer ici…

Premier dîner au restaurant. Rendez-vous dans une ancienne maison Rana de caractère parfaitement restaurée. Elle a un petit air sud américain avec ses couleurs jaune et ocre et ses arcades. Nous sommes les seuls clients et en sommes ravis ; pas de bruit et dîner bien agréable aux chandelles. Il parait qu'ils sont les rois de la fondue au fromage ! Mais nous n'y succombons pas. Seulement quelques momos (bons mais spicy !) et un gratin de tomates et aubergines, nappé de fromage fondu… Un régal.

   


Semaine du Lundi 05 au Jeudi 09 novembre 2001

Journées passées dans Thamel à se balader, faire les boutiques pour l'achat des bricoles qui nous manquent.

Notre trek au Sanctuaire des Annapurnas est booké pour le Samedi 10, pour une durée de 12 jours avec l'agence Celtic Trekking, tenue par un Breton, Olivier qui a ouvert son agence il y a 10 ans. Une agence à l'ambiance familiale qui semble sérieuse et pratique des prix moins assommants que ses confrères.

Achat de bonnets, vestes Gore Tex (fabriquées en Indonésie, pures copies d'une célèbre marque américaine, mais qui semblent de bonne qualité). On verra à l'usage …

Faisons également développer les quatorze premières pellicules photos de Bali et d'Inde. Sur l'ensemble des planches contacts, faisons développer deux tiers environ des photos. Beaucoup sont bien sympas ! Notre seul regret : les couleurs parfois un peu ternes dues à la qualité de la pellicule (privilégions à l'avenir le 400 Asa au lieu du 200), le temps, la précision du zoom… décidons de faire ramener en décembre, par les parents de Bruno, un autre appareil en complément. Scannons quatre photos que nous adressons par e-mail à nos familles et amis.

Travaillons également de nombreuses heures sur Internet à la création du site. Bonjour le porte monnaie ! Et dire que nous n'avons même pas de carte de fidélité pour toutes les heures passées … Des progrès de jour en jour mais certains aspects techniques nous bloquent. Heureusement, l'ingénieur de la famille nous file quotidiennement un coup de main via les messages sur le mail pour débloquer les couacs.

Profitons de cette semaine pour nous régaler de petits déjeuners copieux tibétains ou occidentaux, de goûters et dîners … un resto là aussi nous sert un peu de cantine situé au dessus du café Internet : Les Yeux, du nom des yeux de Bouddha, un des emblèmes népalais. Concert de rock le soir par un très bon groupe népalais, cuisine excellente le tout sur une belle terrasse fleurie. Beaucoup de cafés et restaurants sont dans un cadre verdoyant. Peu de circulation dans cette zone contrairement au reste de Katmandou.

   


Vendredi 09 novembre 2001

Décidons de passer la matinée dans le quartier de Durbar Square. Nous avons changé la veille d'hôtel, las de l'attitude des deux proprios face à nos demandes quotidiennes d'avoir un peu d'eau chaude pour les douches. Trouvons un hôtel proche, le Tayoma avec une chambre au même budget mais de meilleur rapport qualité / prix, plus occidentale et avec un personnel présent (ce qui n'était jamais le cas à l'autre), professionnel et très attentionné.

Katmandou signifie Kasta Mandap, temple de bois… Durbar est le centre regroupant temples, palais et pagodes. Payons un droit d'entrée valable sept jours, destiné à la rénovation de tous les monuments. Nous arrivons par l'une des places et sommes impressionnés par la beauté de ces monuments datant pour certains du XIIème siècle. Temples bouddhistes et hindouistes… Durbar était la résidence de la famille royale jusqu'au début du XXème siècle. A présent, le Palais Royal est au nord de Katmandou.

L'un d'eux, le Maju Dega est constitué de neuf étages de briques rouges et surmontés de trois toits à étages. Il est en rénovation, mais nous atteignons le haut des marches pour avoir une vue d'ensemble de la place. D'autres sont destinés à Vishnu, Shiva, tous très finement travaillés, en bois et briques rouges.

Découvrons également une belle statue de Garuda, mi-homme mi-oiseau qui représente l'énergie . Entrons dans la petite cour de la Kumari Ghat, construite au milieu du XVIIIème siècle et qui abrite la jeune Kumari, considérée comme l'incarnation de la déesse Taleju. Jeune fille de 6 ans choisie pour ses qualités physiques et son thème astral qui reste enfermé dans cette demeure en apparaissant parfois à ses admirateurs. L'enfance de cette enfant adulée est condamnée à rester cloîtrée jusqu'à la puberté, puis elle retournera dans sa famille. Nous ne l'apercevons pas lors de notre passage.

Préparation le soir des sacs pour le trek dont l'un restera à hôtel.

   


Samedi 10 novembre 2001

Réveil à 5h00 après une nuit agitée due à l'animation de la rue : commence le Festival qui doit durer plusieurs jours.

Nous faisons connaissance de notre guide, Ramesh, et de notre porteur, Chabis, tous deux népalais. Ramesh est le seul à parler anglais. Départ de Katmandou par bus à 7h00 en direction de Pokhara qui est à 7 h de trajet.

La route est superbe : succession de cultures en terrasses et verts pâturages au milieu d'une végétation luxuriante, palmiers, rhododendrons… la rivière en contrebas avec ses rapides (pratique dans le coin de rafting), le tout sur fond de sommets enneigés. Un vrai paysage de carte postale et un vrai régal pour les yeux.

Arrivée à Pokhara en début d'après-midi et sacs posés pour la nuit au Paradise Hôtel, dans une ruelle un peu à l'écart de l'axe principal. Pokkhara est une ville montée de toutes pièces pour accueillir les trekkeurs du monde entier avec ses bars, boîtes, restos et cafés Internet. La seule attraction touristique est son lac faisant face à certains des sommets les plus hauts du globe : Machhapuchhere (6993m), Mardi Hiwal (5588m)…

   


Dimanche 11 novembre 2001

Comment oublier l'épisode (nous dirons la trilogie) de la douche ?! Après plusieurs jours au White Lotus de KTM d'eau froide, suivi par le reste du séjour au Tayoma d'eau tiède…. Nous avons pu prendre enfin une douche brûlante à Pokhara … Un vrai moment de bonheur simple qu'il faut souligner.

Départ de hôtel à 7h30 sonnantes (nos népalais semblent être les rois du timing) dans un taxi digne de Starsky et Hutch; une heure de route jusqu'à Naya Pull, à travers les champs de blé et les montagnes, par des routes en lacets au milieu des chèvres népalaises au long poil.

Commençons le début du trek par remonter le lit de la rivière Mudi. Traversée de plusieurs hameaux, rizières et cultures en terrasse, forêts… nous croisons parfois sur le chemin des porteurs aux charges impressionnantes (fourrage, valises, cantines, portes, encadrements de fenêtres, tables et chaises…) ; certains d'entres eux portent un panier tressé, maintenu sur leur front par une sangle. Ils grimpent beaucoup plus vite que nous et nous les croisons parfois sur le chemin faisant une pause au soleil, leurs charges en appui sur la roche.

Croisons également de nombreux ânes, chargés de sacs de riz, conserves, bouteilles de gaz avançant cloche ou grelot au cou (on n'est pas surpris de les voir débarquer) sous les coups de sifflet ou de bâton de jeunes népalais.

La montée de la matinée s'avère douce. Petite pause déjeuner à Syauli Bazaar, dans l'un des nombreux lodges bordant le sentier. Y rencontrons deux groupes d'occidentaux avec guides : certains sont blessés au bras ou au genou… cela promet.

La seconde partie de la montée s'avère plus coriace, d'environ 800 m de dénivelé que nous parcourons en trois heures. Montée faite de chemins étroits ou de marches plus ou moins hautes, taillées dans la pierre.

Heureusement que le guide marque le pas (et les pauses). Notre porteur ferme la marche en attendant les éventuels retardataires.

L'arrivée au village de Gandruk, à 1.940 m d'altitude, se fait en milieu d'après-midi. Le genou droit de Laurence commence sérieusement à chauffer.

Le village propose quelques lodges bien tenus et sympathiques. Après avoir pris possession de notre chambre plein Est (bon plan pour le lever du soleil demain matin…), nous courons sous la douche brûlante détendre les pauvres muscles qui n'ont pas subi autant de tortures depuis de nombreuses années ! Il est 16h00 et il fait déjà bien froid.

La vue sur les sommets est couverte par les nuages du soir mais la vue sur la vallée et les rizières en terrasse est superbe. Monsieur part faire une balade au musée local (10 m2!) pendant que Madame repose le genou fatigué.

Dîner dans la salle commune, au chaud, de thukpa et de momos, en compagnie de deux couples d'anglais et des népalais La nuit s'annonce froide et nous filons nous glisser dans nos sleeping bags loués pour quelques queues de cerises à Pokhara.

   


Lundi 12 novembre 2001

Le réveil est prévu à 6h30, le soleil est face à nous, donnant aux sommets tout leur éclat. Petit déjeuner copieux sur la terrasse et départ à 8h00. Programme prévu : cinq heures de marche.

La première partie de la matinée se passe en descente dans la forêt qui ressemble plus à une jungle. Pas de marches cette fois-ci, mais des chemins de pierre où attention et vigilance sont les maîtres mots. Il suffit de lever le regard deux secondes pour glisser et se retrouver en bas sur les fesses…

Le tronçon est lent et difficile car le genou est toujours douloureux malgré le superbe bâton offert par hôtel Milan. Traversée du lit de la rivière sur des ponts suspendus; toujours de beaux paysages de rizières en terrasses… temps splendide.

Pause déjeuner entre New Bridge et Udi, durant deux heures, allongés au soleil. Permet de reposer les muscles. Croisons sur le chemin quelques trekkeurs seuls ou accompagnés, ayant plus ou moins de difficultés à grimper. Puis nous ré-attaquons pour une montée raide de 1h30… la fin du parcours s'avère plus soft jusqu'au village de Chomrong.

L'hôtel choisi par le guide donne sur la vallée. Le village est en contrebas. Terrains de foot et de volley sont aménagés en terrasses. Un match de volley endiablé se poursuit même jusqu'à la tombée de la nuit vers 18h00.

L'hôtel est tout en bois, toujours très fleuri, dans le même style que la veille et faisant face aux sommets de l'Annapurna South (7.219 m). Notre chambre semble tenir en équilibre au dessus de la vallée Une bonne douche dénouante et un dîner dans la salle commune. Nous nous apprêtons à passer notre deuxième nuit à 2170 m d'altitude.

   


Mardi 13 novembre 2001

Départ de Chomrong à 8h00. Nous entamons une première descente raide et une remontée de 1h30 jusqu'à Sinuwa à 2.340 m. Traversée de forêts de bambous, rivières… nous croisons toujours des enfants ou des familles népalaises sur les sentiers, vivants dans de petits hameaux qui donnent sur les cultures.

Pause déjeuner au village de Bamboo, puis attaquons l'après-midi avec 3 h de marche pour atteindre Himalaya. Rencontre sur le chemin de porteurs, toujours aussi chargés, dokos (les paniers tressés) dans le dos.

Croisons également de nombreuses vaches et buffles dont les népalais se méfient, de peur d'une mauvaise réaction.

Nous arrivons éreintés à l'Himalayan Hôtel après 7 h de marche. Pas de chambre individuelle disponible, un groupe de français ayant réquisitionné toutes les chambres. Nous nous installons donc dans l'un des dortoirs de 6 personnes. Pas d'eau chaude ce soir, juste un baquet d'eau … dans un climat de plus en plus glacial. Ça fortifie…

Dîner dans la salle commune autour du gros poêle placé sous la table et alimenté au pétrole. Il s'en dégage une odeur pas très agréable, mais au moins, nous sommes au chaud. Faisons la connaissance de deux jeunes français, guides de montagne dans les Alpes qui nous confirment, grâce à leur altimètre, les chiffres de la journée : ascension : +1.430 m et descente : - 750 m… Nous comprenons mieux notre état de fatigue à présent !

Nuit (au frais) dans nos sacs, plus ou moins difficile (léger mal d'altitude et ronflements intempestifs du voisin).

   


Mercredi 14 novembre 2001

Quatrième jour de trek. Les muscles commencent à se faire aux nombreuses heures de torture ! Le genou, sous traitement Voltarène et baume du Tigre semble tenir le coup.

Petit déjeuner à 7h00 et levée du camp moins d'une heure plus tard. Le monde appartient à ceux qu se lèvent tôt…

Un premier arrêt à Deurali après 1 h de marche. Les paysages changent au fur et à mesure de notre ascension. La végétation se fait plus aride. Nous ne croisons quasiment plus de hameaux, mais seulement des lodges pour les trekkeurs. Et toujours des porteurs montant et descendant… il y a un monde fou sur ces petits sentiers.

Nous arrivons à MBC, le Machhapuchhere Base Camp, à 3.700 m, vers 11h00. Nous approchons du but ! Pas de signe de mal des montagnes.

Notre guide Ramesh voit si notre état nous permet de monter au camp de base de l'Annapurna à 4.100 m, ou s'il est préférable de rester là. Mise à part un souffle un peu court, nous sommes en pleine forme et impatients d'atteindre la dernière étape. Déjeuner rapide puis montée des derniers 400 m en 1h30.

Le froid se fait réellement sentir. Arrivée au Paradise Lodge de ABC vers 14h00. La vue sur le Sanctuaire est saisissante. Nous nous trouvons au milieu de plusieurs hauts sommets, l'Anapurna South (7.219m), l'Annapurna First (8.091m), le Tarpu Chuli (5.663m), le Machhapuchhere (6.993m)…

Tout est si calme… Une coulée de pierres sous laquelle l'eau des montagnes passe et qui rejoint la rivière Modi Khola semble tout droit sortir d'un décor lunaire. Quelques “bouddhas” de pierre sont érigés avec des drapeaux népalais de toutes les couleurs.

Plusieurs tentes sont dressées pour des groupes de trekkeurs accompagnés de leurs cuisiniers et porteurs népalais : tente commune chauffée, vaisselle … tout est là.

Le soleil disparaît à 15h00 derrière les montagnes et nous voilà plongés dans une semi obscurité. Le thermomètre chute encore et nous sortons, outre nos polaires, tout l'arsenal : bonnet, veste chaude, sous vêtements en polartec et compagnie. DE VRAIS HOMMES DE L'ESPACE !

Avons la surprise de retrouver nos deux compagnons de la veille, Stéphane et Mathieu. La soirée commence à 16h00 et se poursuit jusque 19h00 dans la salle commune. Tout le monde part se coucher de bonne heure dans l'espoir d'une bonne nuit réparatrice.

Malheureusement, un groupe de jeunes israéliens très mal élevés fait, malgré nos remarques, un vacarme de tous les diables jusque 21h00. La nuit est agitée de par l'altitude, le manque d'air et le froid (minimum –10° dehors et pas beaucoup plus dedans).

   


Jeudi 15 novembre 2001

Réveil avant le lever du soleil, à 5h50. Froid sibérien dehors. Nous enfilons notre attirail de cosmonaute pour assister au sunrise. Magique ! Petit déjeuner dehors sur les bancs, avec nos deux compagnons qui redescendent d'une traite sur Chomrong et prise de photos avant de repartir sur Bamboo. Nous quittons avec regret ce havre de paix …

La descente sur MBC se fait en 50 mn. Croisons plusieurs hélicoptères venant chercher un groupe de japonais qui ne se donne pas la peine de redescendre à pied sur Pokhara. Traversons de grandes étendues de steppes glacées à certains endroits, puis la nature revient peu à peu après Deurali. La température remontant nous permet d'enlever une à une les couches de vêtements

Pause déjeuner à Deurali. Le genou refait des siennes après 3h30 de descente à bon rythme. Le reste de la descente dans l'après-midi ne sera qu'une succession de pauses et de descente en douleur.

Arrivée enfin à Bamboo vers 15h30. Petit seau d'eau chaude et dîner tranquille dans la salle du lodge. Rencontrons une équipe de népalais à la recherche de six australiens accompagnés de leur guide népalais disparus en avril sous une avalanche. Une forte récompense de près de 1000 USD est prévue pour tout corps retrouvé. Malheureusement, ils ne retrouvent, après de longues heures de recherche, équipés de lances en bambou dotée de crochets, qu'un sac à dos en pièces et quelques chaussures. Une histoire bien triste mais qui arrive souvent ici. Nous avons traversé le couloir de l'avalanche à deux reprises et il semble impossible de retrouver quoi que ce soit sous des tonnes de pierre.

   


Vendredi 16 novembre 2001

Réveil un peu plus tard que d'habitude (7h). Nous déciderons de modifier sans doute notre parcours une fois arrives à Chomrong, nos genoux respectifs étant douloureux. Cela ne sert à rien de forcer, il reste près de 10 mois de voyage à faire !

Départ de Bamboo vers 8h30 et première partie en descente jusque Sinuwa. Etape difficile, les deux genoux étant enflammés. Pause déjeuner agréable à Sherpa Guest House sur la terrasse au soleil. Puis nous attaquons la deuxième grande descente dans la vallée où nous retrouvons des hameaux et des cultures en terrasse. Coupons la rivière Chhemrong Khola avant d'entamer la longue montée d'environ 2 km … près de 2.000 marches en ardoise pour atteindre le lodge (l'info nous est transmise par un trekkeur californien) !

Nous arrivons vers 13h30 au Tokai Pana Guest House de Chomrong. La brume s'abat vers 14h00 sur la vallée. Aujourd'hui se déroule une fête népalaise où les femmes, selon la tradition, offrent des colliers de fleurs aux hommes en échange de quoi ils offrent de l'argent … Ramesh va téléphoner à ses soeurs pour l'occasion. Après-midi et soirée à hôtel après (enfin) une bonne douche chaude. Petit cadeau d'un bracelet népalais pour l'ascension de la journée …

   


Samedi 17 novembre 2001

Le choix est donc fait de changer l'itinéraire prévu et de réduire le parcours en re-empruntant les mêmes sentiers qu'à l'aller. Rejoignons donc Gandruk avec une première partie de la matinée en descente puis montée raide après la rivière pour rejoindre Shimrong où se fait la pause déjeuner.

Recroisons le groupe de français de Terre d'Aventures rencontre à ABC. Après deux calmants, attaquons la seconde partie du parcours jusque Gandruk et l'Hôtel Milan où nous avions séjourné à l'aller.

Arrivée sous un ciel couvert. Nous semblons chanceux d'avoir eu jusqu'à présent un ciel dégagé pour atteindre le Sanctuaire, ce qui ne semble plus être le cas. Des rumeurs courant dans les lodges qu'il y a même de la neige à ABC. La saison est bientôt finie et ne reprendra qu'en février/mars .

Il est amusant de constater combien nos corps s'habituent au froid… cet endroit qui nous rendait transis à l'aller semble à présent beaucoup plus agréable, malgré l'obscurité ! Nous sommes quand même à 1940 m.

Passons notre dernière nuit dans les montagnes, avant de redescendre dans la vallée rejoindre Pokhara, trois jours avant la date prévue afin de nous reposer et préparer le départ pour la Chine. Quittons à regret pourtant cet endroit magique et nous promettons de revenir pour un autre trek.

Nous savons désormais quelles sont les modifications que nous apporterons à notre équipement ! L'achat de deux bâtons chacun, afin de soulager dans les montées et les descentes les jambes, des vêtements isolants et spécifiques à la montagne qui ne prennent pas de place dans les sacs (le coton garde trop l'humidité et met un temps fou à sécher), de bons sacs de couchage peu volumineux et supportant un minimum de –10 degrés. Nous avons loué les nôtres à Pokhara et c'est une bonne méthode si on ne veut pas en faire l'achat. Une bonne trousse à pharmacie également avec les médicaments classiques pour les gastro, rhumes … ainsi qu'un anti-inflammatoire, une bonne crème et des bandages pour tous les problèmes d'articulation.

Ce trek nous a permis également de savoir que ce genre de parcours peut s'effectuer seul, sans guide, avec une bonne résistance et une petite préparation physique, les chemins étant bien indiqués et des lodges nombreux sur le parcours. Pas besoin de faire le plein de nourriture, les restaurants étant approvisionnés de tout… prévoir simplement des pastilles de Micropur pour éviter l'achat de bouteilles d'eau.

   


Dimanche 18 novembre 2001

Petit déjeuner sur la terrasse. Les pics sont sous la couverture nuageuse et le soleil ne fait son apparition qu'à 7h30. Descente pour rejoindre Naya Pull via Syauli Bazaar. La descente se passe sans problème à un rythme soutenu (sous calmants).

Nous arrivons au village de Birethanti pour le déjeuner et croisons les trekkeurs qui partent sur ABC où nous étions il y a seulement sept jours. Mais cela semble faire plus longtemps.

Nous rejoignons, par un chemin escarpé qui nous paraissait bien difficile à l'aller et bien simple à présent, la station de bus. Le bus n'a plus de places et c'est sur le toit que nous prenons place pour 1h30 de trajet en compagnie d'un groupe de porteurs népalais avec bagages et paniers … Un beau panorama depuis le toit du bus, un brin frisquet ! Les Népalais s'amusent à chanter et jouer des airs sur des bidons avec des branches arrachées au passage des arbres.

Arrivée à Pokhara en milieu d'après-midi sous un ciel couvert et nuit au Rockland Hôtel, le Paradise étant complet. Dîner spectacle dans Pokhara avec nos deux népalais au son des danses traditionnelles.

   


Lundi 19 novembre 2001

Départ en début de matinée par bus pour rejoindre Katmandou où nous arrivons sept heures plus tard. Prenons la direction de hôtel Tayoma où nous avions laissé le sac.

Après-midi au calme.

   


Mardi 20 au Mardi 27 novembre 2001

Semaine tranquille à Katmandou car nous ne pouvons modifier nos billets d'avion pour Pékin via Bangkok, tous les vols précédents étant complets. Nous prenons donc notre mal en patience pour avancer sur la construction du site, et préparer le voyage en Chine.

   

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©2001 Laurence & Bruno Morel