Carnet de route d'Indonésie

Principales villes visitées :


Legian
Ubud
Amed
Kuta
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Dimanche 16 septembre 2001

Nous arrivons à l’aéroport de Denpasar, à Bali, à 14h00, après 19 heures de vol, via Bangkok, par la compagnie Thaï. Sans bagages : ils sont sans doute restés à Bangkok …

Nous passons notre première nuit à Legian, prés de Kuta, au sud de l’île, à l'Adus Beach Inn, recommandé par le Routard. La chambre est spartiate  mais propre et correspond à notre budget. Nous ne ferons donc pas les difficiles pour cette première nuit !

Quelques achats de première nécessité afin de parer au plus pressé, n’ayant aucun bagage ; apprentissage de la négociation à la balinaise, c’est à dire prix annoncé à diviser par trois … Laurence négocie une paire de tongs au prix d’une paire chez Monoprix !!!

Petit dîner tranquille sur une terrasse… Nuit agitée due au décalage horaire, aux chiens faisant un raffut de tous les diables à 1h30 du matin… Nous réussissons à fermer les yeux à 4h00.

   


Lundi 17 septembre 2001

Toujours pas de bagages à l’horizon. Après plusieurs appels téléphoniques, nous prenons le petit déjeuner au bord de la piscine de l’hôtel… qui n’est pas à l’image de notre chambre de routard : piscine entourée d’un jardin tropical avec chaises longues et matelas, face à une “pagode” balinaise où nous nous régalons de mets balinais (thé, salade de fruits frais, toasts fourrés à la banane … ). Le service est on ne peut plus gentil et souriant.

Journée passée à la plage… une grande étendue de sable fin et blanc, type belle plage de la côte basque, mer agitée et vagues surfées par les australiens aguerris. Après l’achat de deux maillots de bain dignes des séries hawaïennes à 25 FRF pièce, nous partons pour un bain dans l’Océan Indien… Un moment de bonheur… Petite pause déjeuner autour d’un ananas entièrement découpé et préparé devant nous sur la plage par une balinaise experte. Ne succombons pas aux charmantes masseuses au chapeau conique, chacune un numéro inscrit dessus guettant le touriste sur la plage.

La fin d’après-midi se passe au bord de la piscine de l’hôtel à l’ombre des palmiers afin de se dé-stresser de cette après-midi chargée !

Dîner simple dans un restaurant des environs et 18ème coup de fil à l’aéroport (le réceptionniste connaît le numéro par cœur !) car nous n’avons toujours pas de trace de nos sacs à 21h00… Sautons finalement dans un taxi pour aller les chercher… Fin de l’épisode !

Nous voilà à présent à modifier l’organisation de nos sacs à dos : modification qui durera jusqu’à 1h00 du matin !!!

Seconde nuit aussi agitée que la première, Bruno étant victime d’une insolation… et ne supporte donc pas le “fan” (ventilateur) …

   


Mardi 18 septembre 2001

Nous quittons à l’aube (9h30 !) la station balnéaire de Legian et y laissons malgré la beauté de la côte, le vacarme et l’activité touristique à l’occidentale.

Départ par un bus privé pour le village de Ubud, à la recherche d’une certaine quiétude et une meilleure idée de la vie balinaise. Traversons pendant 1h30 différents villages de sculpteurs sur bois, sur pierre, fabriques de meubles etc. … où nous aimerions repasser. Sillonnons côtes et rizières (on oublie le vélo…) pour arriver à Ubud.

Bref marchandage pour une chambre : en laissons une de coté à 77.000 Rps pour une plus modeste mais dotée d’une terrasse et d’un agréable jardin, le tout à 40.000 Rps. Pour y rentrer, il nous faut longer la salle de spectacle où se jouent les représentations locales de Kecak (chants et danses balinais). Grande balade à pied dans le centre de Ubud, direction le Musée d’Art Arma afin de découvrir l’art balinais : nous sommes très agréablement surpris par ce mélange d’art moderne et ancien; celui-ci se caractérisant par la description des scènes de vie (travail dans les rizières, crémations, séquences religieuses, danses balinaises); les tableaux sont minutieusement travaillés et riches en couleurs. Toutes ces toiles sont exposées dans deux pavillons traditionnels en pierre aux entrées finement sculptées, mélange de nature (fleurs) et démons. Il se dégage de cet endroit une véritable sérénité, de par le peu de visiteurs. Les gardiens portent le sarong traditionnel. Petit aperçu, au détour d’un chemin, d’une école de danse de jeunes filles de 6 à 10 ans apprenant avec grâce les danses locales. Nous terminons notre visite par un thé pris au bord de la rizière assis en tailleur sur des coussins dans une pagode …

Une première impression confirmée de la gentillesse des balinais toujours curieux et souriants, commerçants sans excès (taxis, bibelots, hôtel…).

Dîner tranquille en tailleur sur des coussins dans un restaurant du coin et premier test de Bruno du vin de riz local : pique et goût résineux.

   


Mercredi 19 septembre 2001

Avons prévu de visiter la région en moto !  Vaste programme !  Nous plongeons alors dans la conduite sportive (à gauche) et sans freins. Très pratique à cause du relief (infaisable sans un bon entraînement à vélo). Parcourons les galeries de peintres du village de Kedewatan où nous découvrons différents styles de peintures. Coup de cœur malgré les tarifs pour de grands tableaux de 2.000.000 Rps à 20.000.000 Rps soit de 2.000 à 20.000 FRF (!). Finissons par succomber en fin de journée à un tableau plus modeste en taille (mais pas en beauté) représentant le Barong aux 2/3 de sa valeur… En voulant l’envoyer en France, nous rencontrons à la poste de Ubud une internaute avec qui nous avions échangé les mois précédents des infos par le biais de son site perso vitamine2001.com. Magali est en Asie depuis janvier 2001… que le monde est petit… Nous n’envoyons finalement pas notre précieux colis car le budget nous semble trop élevé (260 FRF) pour une expédition par bateau de 2 mois… Nous ne nous lassons pas d’apprécier la beauté des lieux, des nombreux temples et assistons chaque matin au déposer d’offrandes par les balinais : de petits paniers tressés, garnis de fleurs et d’œufs. La vie semble si paisible ici.

   


Jeudi 20 septembre 2001

Nous quittons Ubud en fin de matinée, direction le village de Culik à l’est de l’île, par la compagnie de bus Perama. La durée normalement annoncée est de 2h30 ; nous arrivons avec 1h00 de retard car nous restons coincés derrière une procession dont nous n’apercevons de loin que les “tours” fleuries et portées. Chacun est vêtu d’un sarong ou d’une jupe avec un haut clair et un bandeau dans les cheveux. Même les enfants sont vêtus ainsi. Nous semblons plongé dans une représentation picturale vue la veille dans les galeries de peintures ! Notre route est parsemée de volcans et de rizières en espalier, dignes des plus belles cartes postales. N’avons pas le temps de prendre la moindre photo du fait des virages serrés et de la conduite sportive du chauffeur !

Nous arrivons à Culik et négocions en compagnie d’un couple d’allemands le transport en 4x4 par un balinais jusqu'à Amed, un village à quelques kilomètres de là, au bord de la mer. Après avoir fait mine de partir à pied, nous nous entendons sur un prix de 10.000 Rps par couple (nous aurions été fin de parcourir les 10 km à pied !).

A l’entrée de Amed, nous décidons de quitter notre chauffeur pour parcourir à pied les différents hôtels… faisons alors plusieurs kilomètres avec les allemands à la recherche du logement de nos rêves… le relief étant très escarpé et le village très entendu, la marche devient vite éreintante sous un soleil de plomb ! il est près de 17h00, nous marchons depuis près de deux heures et toujours pas de chambre à l’horizon… Tombons enfin sur des maisons traditionnelles surplombant la mer, au milieu d’une végétation luxuriante. Ne figure pas dans le Routard. Le prix est modique pour la beauté du lieu : 60.000 Rps, soit 40 FRF environ. Nous avons trouvé notre paradis. La “chambre” est dans une maison à deux niveaux : en bas, un grand lit avec moustiquaire, et en haut la même chose avec vue sur mer… la salle de bain est extérieure, noyée sous la végétation… ces quelques jours ici s’annoncent excellents !

Nous entamons une petite balade à pied avant le dîner au milieu des habitations de pêcheurs et de cultivateurs. Plages de sable noir avec des dizaines de prahus, ces bateaux à balanciers aux couleurs chatoyantes et aux voiles triangulaires. Petit apéro face à la mer et dîner dans un petit resto désert avec pour tous compagnons deux chiens pleins de puces ! Dépaysant …

   


Vendredi 21 septembre 2001

Nous louons dès le matin, une moto à un balinais (sans assurance) afin de sillonner les environs. Roulons pendant environ 3 heures, les fesses en compote sur la route côtière. Se succèdent chemins caillouteux, paysages de volcans, rizières, récoltes de sel dans des troncs de palmiers creusés et vendus au bord de la route, séchage de riz et de cacahuètes au soleil… tout ça à 15 km/h de moyenne… immersion totale. La route est parfois encombrée par les vaches (petites), les poules (petites), les chiens, les chèvres (poilues, type angora) et les cochons (on dirait des sangliers !). Les enfants à notre passage sont tous souriants et nous lancent de grands "Hello !"

Baignade en milieu d’après-midi sur une plage de galets à Tulamben, dans un spot de plongée. Nous ne savons que penser de l’attitude des occidentaux faisant porter parfois jusqu’à deux bouteilles pleines sur la tête des balinaises.

Au retour, faisons la course avec deux balinais désireux de discuter un bout … et apercevons sur la mer plusieurs prahus, dits Jukung en balinais, en pleine pêche. Les départs ont lieu le matin de 5h00 à 7h00 et le soir de 17h00 à 19h00. Dînons au Divers Café, petit resto du Routard au bord de la plage. Halte à l’entrée de notre hôtel, le Prima Liong : le propriétaire nous invite à partager avec ses amis la boisson locale, faible en alcool et dite énergétique, récoltée en coupant la tête d’une fleur et en récoltant le jus au goutte à goutte. Nous sommes environ une dizaine assis à même le sol dans une pagode au milieu de laquelle sont disposés des plats de riz, de poisons frits et de piments… gras, mais bon, selon Bruno. Le verre commun tourne plusieurs fois dans le groupe et nous échangeons sur nos pays respectifs. Écoutons avec attention les explications sur les coutumes religieuses : les bains pour purifier l’esprit, les offrandes, les encens pour penser par l’odeur à Dieu… Lors de la Full Moon, ils prennent, afin d’élever leur esprit qui est à ce moment là au plus bas (de par la gravité…!), des hallucinogènes. Nous participons ensuite aux chants balinais en donnant le tempo, les autres reprenant en chœur le refrain. A capela.

   


Samedi 22 septembre 2001

Nous partons en fin de matinée de nouveau, pour Tulamben à bord de notre bolide pour acheter les billets de bus pour Kuta.

Sur le chemin du retour, nous assistons à Culik, par hasard, à des combats de coqs : une cinquantaine d’hommes environ se tiennent en cercle autour d’une arène improvisée et lancent des paris. Il règne une grande agitation. Deux coqs sont sortis de leurs paniers tressés et sont montés l’un contre l’autre pour tester leur agressivité. Ceci fait, une lame est attachée à la patte gauche de chaque animal qui est lâché, après avoir été excité en tirant la crête. Le combat dure 2 à 3 minutes. Lorsqu’ils perdent de leur agressivité, ils sont mis dans un panier commun, une sorte de cloche tressée en feuille de palme afin de les monter à nouveau l’un contre l’autre.

Quittons cette ambiance quelque peu étrange pour rejoindre les salines à l’entrée de Amed. Faisons la connaissance du propriétaire du site qui nous explique dans un mélange de balinais et d’anglais la récolte du sel. Une vieille femme devant nous foule, pieds nus, dans un pressoir conique, un mélange de terre et d’eau de mer qui est ensuite déversé dans de petites parcelles de terre. L’eau est récoltée puis mise à décanter dans des demi-troncs de palmier. Le sel est prélevé plusieurs fois par semaine à l’aide d’une louche taillée dans une noix de coco. Goûtons le sel qui est très blanc et pur.

Passons l’après-midi sur la plage avec une belle pastèque en guise de déjeuner. Avons la mauvaise idée de vouloir retourner dans le restaurant d’il y a deux jours… franchement pas terrible et toujours aussi désert… les chiens et chats miaulant et aboyant, affamés… c’est la dernière fois.

   


Dimanche 23 septembre 2001

Après avoir discuté une partie de la matinée avec Sven et Mélanie, nos deux voisins allemands, allons passer le reste de la journée à buller à la plage. Cassons un peu notre tirelire pour un dîner dans un cadre beaucoup plus enchanteur. Très belle déco de la salle ouverte sur la plage, mobilier en bois exotique et serveurs en habit traditionnel. Un agréable dîner à la lueur des chandelles composé de satay, accompagné de légumes et riz, tendres à souhait.

   


Lundi 24 septembre 2001

Nuit très agitée de par la tempête qui n’a pas cessé. Réveil de bonne heure pour partir en bemo (camion avec une plate-forme à l’arrière, sur laquelle nous étions assis avec les allemands). Prenons le bus Perama pour rejoindre Kuta où nous arrivons 5 heures plus tard, après avoir traversé une bonne partie de l’île. Nous retrouvons sans grande joie le boum-boum touristique. Trouvons une chambre dans un motel de surfeurs en plein Kuta. Sans intérêt. Assistons malgré tout au coucher de soleil sur la belle plage de Kuta, moment fort de chaque fin de journée.

   


Mardi 25 septembre 2001

Passons notre matinée sur Internet à recevoir et donner de nos nouvelles pendant 1 heure… cela fait du bien… envoyons malgré tout notre tableau par une agence privée qui s’avère encore plus chère que la poste de Ubud… et partons finalement pour l’aéroport, pour notre vol de retour sur Bangkok. Passons la nuit dans un hôtel proche de l’aéroport, au confort occidental avec chaînes satellite… et même TV5 !

   


Mercredi 26 septembre 2001

Petit déjeuner buffet copieux puis décollage en fin de matinée… direction l’Inde et Calcutta…

   

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